News Chenilles légionnaires: l'ISABU propose la rotation des cultures comme solution

L’institut des sciences agronomiques du Burundi a organisé jeudi 7 juin 2018 un atelier de validation du Plan d’Action de contrôle de la chenille légionnaire d’automne au Burundi. Une nouvelle invasion de la chenille légionnaire a été signalée pour la 1ère fois au Burundi dans la province de Cibitoke au mois de février 2016. Elle attaque principalement le maïs et cause aussi des dégâts et sur plus de 80 espèces de cultures dont le sorgho, le riz et le blé. 

Concerned URL http://www.rtnb.bi/fr/art.php?idapi=2/4/111
Source RTNB
Release date 22/06/2018
Contributor Aimable Mbonyintwari
Geographical coverage Burundi,
Keywords Chenille légionnaire,

Selon Alexis Mpawenimana, chercheur à l’institut des sciences agronomiques du Burundi (ISABU), la chenille crée des trous sur la feuille et par après s’attaque aux épis. Ce chercheur de l’ISABU indique qu’il n’y a pas de solutions spécifiques pour la chenille légionnaire mais des recherches se poursuivent pour trouver des solutions efficaces a –t-il dit. 

Alexis Mpawenimana a indiqué que le papillon pond sur la face inférieure de la feuille et après éclosion de ces œufs, des chenilles légionnaires entrent dans la cornée de la plante en question et les chenilles légionnaires commencent à ronger les feuilles encore enroulées, et les feuilles se développent étant troués. 

Alexis Mpawenimana indique la chenille légionnaire se développe en 6 stades, et qu'à la 3ème et la 4ème stade larvaire, c’est à ce moment que la chenille commence à ronger les feuilles.

Concernant la lutte contre les chenilles, Alexis Mpawenimana, a indiqué qu'il n'y a pas encore de solutions spécifiques pour faire face à la chénille légionnaire mais qu'on a commencé par les voies de lutte sur d’autres chenilles sans oublier qu’il y a d’autres techniques localement utilisées, comme la terre, le cendre, le piment…etc. Il indique que la recherche continue pour trouver des solutions efficaces et efficientes mais qui ne causent pas de problèmes sur l’environnement et la santé humaine. 

Alexis Mpawenimana rassure qu’il y a des mesures préventives à utiliser appelés la lutte intégrée. A ce niveau, Alexis Mpawenimana propose la rotation des cultures comme solution pour diminuer l’impact et la pression parasitaire.