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Publié le
2020 janv. 15

Etudes des araignées des écosystèmes forestiers et agricoles


Même si tous les organismes contribuent au fonctionnement des écosystèmes, il y en a qui fournissent des services plus essentiels, c'est le cas des araignées. Celles-ci jouent le rôle irremplaçable dans l’indication de l’état de santé et de l’évolution des écosystèmes dans les Aires Protégées. Elles sont également reconnues comme d’excellents  indicateurs écologiques permettant de caractériser de façon très précise les structures et les composantes environnementales d’un milieu. On pourrait se demander si ces araignées peuvent  être utilisées comme des indicateurs dans le suivi de l’évolution des habitats dans les écosystèmes de nos Aires Protégées. D'autre part, les araignes peuvent être utilisées dans la réduction des parasites des plantes cultivées dans le but de réduire les effets néfastes de l'utilisation des pesticides sur l'environnement et la santé humaine. Ainsi, elles interviendraient dans la lutte biologique ce qui permettrait d'augmenter les rendements agricoles et parvenir à assurer la sécurité alimentaire de la population.

Au Burundi, des études portant sur l'aranéofaune du sol ont été faites et on a déjà des connaissances sur les araignéesdu sol. Malgré ce pas déjà franchi, on ignore le rôle joué  par ces araignées dans l’indication de l’état de santé des écosystèmes ainsi que leur rôle dans la réduction des parasites des plantes. C'est dans cette optique que 2 études, l'une portant sur l'Etude systématique et écologique des araignées du Parc National de la Kibira: Cas du secteur Rwegura et l'autre sur l'Analyse des peuplements aranéologiques et leur influence dans la réduction des parasites dans les agroécosystèmes du Burundi Occidental (Isale et Mubimbi): Cas des caféiers et bananeraies ont été ménées. Ces études ont été initiées dans le cadre de collaboration entre Monsieur Nzigidahera Benoît (Responsable de la Recherche en Biodiversité à l'INECN) et Madame le Professeur Habonimana Bernadette (Université du Burundi, Faculté d'Agronomie et de Bio-Ingénieurie (FABI), Département d'Aménagement du milieu et Ecologie.

 

1. Etude systématique et écologique des araignées du Parc National de la Kibira: Cas du secteur Rwegura

 

Identification des araignées du Parc National de la Ruvubu L’échantillonnage a été effectué sur 8 sites, choisis le long d’un transect bien délimité à  l’aide de pièges d’interception ou piège de Barber (piège de pitfall).  Habitat pour l'échantillonage des araignées du PNK

 

Pour un site d’étude, les pièges sont installés dans divers endroits choisis aléatoirement. Au total, 24 pièges, à raison de 3 pièges par site ont été installés sur ce transect. Les captures ont été réalisés  de façon continue pendant une période de 6mois, de Février au Juillet 2013  et les pièges sont vidés et réamorcés tous les 15 jours.La détermination a été effectuée à l’aide d’un stéreomicroscope binoculaire. Les résultats ont été analysés sur base de différents indices permettant de caractériser la composition des araignées dans différents  sites de la zone d’études.

 

2. Analyse des peuplements aranéologiques et leur influence dans la réduction des parasites dans les agroécosystèmes du Burundi Occidental (Isale et Mubimbi): Cas des caféiers et bananeraies

 

La présente recherche s'est déroulée dans les communes Isale et Mubimbi de la province de Bujumbura. Ces communes se situent dans la zone agroécologique de Mumirwa qui constitue une transition entre les hauts sommets de la crête et la plaine de l’Imbo.

Caféier pour l'échantillonage des araignées Les araignées et d’autres insectes ont été échantillonnés en utilisant la méthode de piégeage de Barber et celle de tamisage et extraction de Winkler. Les pièges ont été installés dans différents endroits d’un agroécosystème choisi selon la diversité des biotopes.  Bananeraie pour l'échantillonage des araignées

 

Collecte des échantillons d'araignées Deux pièges par agroécosystème et par localité ont été installés. Après deux semaines, les échantillons de deux pièges sont transvasés ensemble dans un seul flacon. Après le transvasement, les pièges sont réinstallés  dans d’autres endroits du même agroécosystème. Les travaux de terrain ont été suivis par des analyses taxonomiques au laboratoire. Plusieurs documents contenant des clés de détermination taxonomiques ont été consultés après observation sous binoculaire des spécimens sujet d'identification. Au terme du travail, plusieurs espèces d'araignées ont été identifiées et les résultats jusqu'ici obtenus sont satisfaisants.