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Publié le
2020 janv. 24

Contribution à l’identification des plantes-hôtes alternatives de Bactrocera dorsalis Hendel dans la ville de Bujumbura


Dans le cadre des stages de fin de cycle universitaire, l’étudiante MUGISHA Kelly-Garina de l’Université du Burundi, Faculté des sciences, Département de Biologie en 3ème année baccalauréat a effectué un stage au Service de Recherche en Biodiversité de l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement du 13/02/2018 au 13/03/2018. Cette étudiante était encadrée conjointement par Dr. Déogratias NDUWARUGIRA, professeur à l’Université du Burundi et Mr. Liévin NDAYIZEYE, chercheur à l’OBPE. L’Objectif général de ce stage était de contribuer à l’identification des plantes-hôtes alternatives de Bactrocera dorsalis dans la ville de Bujumbura.

Les objectifs spécifiques de ce stage étaient:

-Connaître les différentes techniques de récolte, d’identification et de conservation des insectes;

-Apprendre la mise en place des collections zoologiques pour des fins de la recherche scientifique.

Sites d’étude et collecte des fruits

La recherche s’est focalisée dans 9 sites choisis dans les trois communes de la ville de Bujumbura à savoir la commune MUHA avec trois sites Kanyosha‚ Kinindo‚ Kibenga; la commune NTAHANGWA avec trois sites Mutakura‚ Ngagara‚ Quartier Industriel et la commune MUKAZA  avec trois sites Rohero‚ Mutanga‚ Kiriri. Les fruits collectés étaient des fruits mûrs de Terminalia catappa Linn (badamier) qui sont encore sur l’arbre ou qui sont tombés. Ces fruits étaient cueillis puis mis directement dans des sachets noirs pour éviter la contamination par d’autres insectes.

Processus d’incubation

Les fruits collectés  étaient directement acheminés vers le laboratoire de l’OBPE pour la mise en incubation. Au laboratoire, les fruits étaient lavés, comptés et pesés. Par la suite les fruits étaient placés dans des boîtes en plastique‚ bien fermées et transparentes pour bien voir les mouches qui ont émergées. Ces boîtes contenaient du sable fin qui servait de milieu facilitant la pupaison. Les boîtes‚ portaient des étiquettes indiquant le site de collecte‚ le nom du fruit‚ le nombre de fruits collectés et leur poids. Enfin‚ ces boîtes étaient placées sur des étagères métalliques à l’abri des insectes prédateurs en l’occurrence la fourmi. Des visites régulières étaient effectuées pour voir s’il y a émergence des mouches. Les mouches n’émergeaient pas toutes au même moment‚ c’est pourquoi les fruits n’étaient pas jetés après émergence des premières mouches‚ mais ils étaient gardés jusqu’à leur décomposition totale.

Récupération des mouches émergées des fruits

Les mouches émergées des fruits en incubation étaient récupérés à l’aide d’un aspirateur à bouche‚ puis placées dans des flacons contenant de l’alcool à 70%. Ces flacons contenaient portaient des étiquettes indiquant le nom du fruit‚ le site de récolte des fruits‚ le nombre d’individus capturés et  la date d'émergence des mouches.

Identification et tri des espèces capturées

 

Identification des mouches de fruits au labo de l'OBPE D’abord les spécimens étaient comptés et étiquetés. Ensuite, les specimens capturés étaient séparés sur base des caractères morphologiques‚  communément appelé séparation par morphospecies. Cette séparation a été effectuée grâce à un stéréomicroscope. L’identification a été réalisée en se servant d’une clé d’identification des mouches des fruits africaines élaborée par Ekesi et Billah (2007).