L'ODECA à l'oeuvre pour bien mener la campagne café 2020-2021

Le ministre de l'environnement, de l'agriculture et de l'élevage Déo Guide Rurema a animé mercredi 18 mars 2020 un point de presse, en vue de porter à la connaissance du public l'état d'avancement des activités de la filière café, depuis la mise en place de l'Office pour le développement du café au Burundi (ODECA).
Au cours de ce point de presse, le ministre Deo Guide Rurema a indiqué que depuis la mise en place de l'ODECA le 07 janvier 2020 et de ses organes le 24 du même mois, cet Office travaille d'arrache pieds pour conduire les activités de la filière café de la campagne en cours (2020-2021) et les résultats sont satisfaits.
Et de préciser que depuis le 03 février 2020, 71 stations de dépulpage-lavage et l'usine de déparchage et de conditionnement de Buterere ont fait objet de remise et reprise entre les SOGESTAL et l'ODECA. La gestion des stations restantes dites propres aux SOGESTAL est en cours d'analyse, a indiqué le ministre.

Le ministre en charge de l'agriculture Déo Guide Rurema a également indiqué que 106400,5kg de café cerise A et 16804kg de café cerise B sont déjà collectée au niveau des Stations de Dépulchage (SDL) par l'ODECA et les privés. Il a en outre annoncé que le 1er payement se fera dans la 1ère décade de mai 2020. C'est pour cette raison qu'il a demandé à tous les concernés de respecter les délais.
Le ministre Déo Guide Rurema a remercié ceux qui ont déjà fourni les documents. Et d’annoncer que le 25 mars 2020 est la date limite de dépôt de la garantie ou caution pour l'octroi des licences aux dépulpeurs privés. Passé ce délai, l'ODECA prendra des mesures pour collecter la cerise sans preneurs, a-t-il insisté.
Le ministre Rurema a souligné que 44 coopératives des caféiculteurs membres du COCOCA comptent ouvrir au cours de cette semaine des stations de lavage dans les zones où la cerise a atteint la maturation. « Jusqu'au 31 mars 2020, l'Office pour le Développement du Café au Burundi ODECA aura reçu de la part du Gouvernement du Burundi une somme de 34 milliards pour bien mener ses activités », a indiqué le Ministre.

Le Ministre Rurema a mis en garde les gens malintentionnés qui veulent semer la panique au sein des caféiculteurs et a fait savoir que celui qui sera attrapé sera puni conformément à la loi en vigueur. Il tranquillise les caféiculteurs, assurant que le Gouvernement du Burundi est à l'œuvre pour assurer un suivi régulier de cette filière.

Il a enfin appelé la population en général, l'administration, les forces de l'ordre, les instances judiciaires et tous ceux qui sont impliqués dans le secteur café, de travailler en étroite collaboration, afin de juguler la vente illégale du café dans les pays limitrophes.

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