Evaluation des besoins pour l’établissement d’un programme de valorisation des ressources biologiques sauvages par des méthodes culturales

Le Burundi, conscient de la valeur intrinsèque de la diversité biologique et des éléments constitutifs sur les plans environnementaux, génétique, socio-économique, scientifique, éducatif, culturel, récréatif et esthétique, a ratifié la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) en 1996, adhérant ainsi à ses objectifs.

 

Par cet engagement, le Burundi venait de confirmer et de créer un cadre formel national pour asseoir une politique active de renforcement des mesures de conservation de la biodiversité. C’est dans le souci de mettre en œuvre les objectifs de la CDB que le Burundi a élaboré une Stratégie Nationale et un Plan d’Action (SNPA-DB) pour la conservation, l’utilisation durable des éléments de la diversité biologique et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Ce travail a été financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et a été commandité par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MINATE) et exécuté à travers l’Institut National pour l’Environnement et la Conservation de la Nature (INECN).

 

Dans le même sens et avec les mêmes donateurs, commanditaire et agence d’exécution, deux consultants nationaux épaulés par 6 six personnes ressources ont élaboré une stratégie de renforcement des capacités pour mettre en oeuvre la SNPA-DB, du moins dans la rubrique concernant la conservation ex situ. Dans le cas précis, il s’agit d’évaluer les besoins pour le renforcement des capacités pour la conservation ex situ des ressources biologiques sauvages d’intérêt économique en mettant en exergue celles alimentaires et agricoles.

 

Après avoir établi un état des lieux sur les éléments de la biodiversité nécessitant des mesures de conservation ex situ, un état des lieux sur ce type de conservation a aussi été établi. Ensuite, les capacités à renforcer ont été identifiées et les mesures de renforcement ont été proposées. Enfin, il est proposé un projet concret sur la domestication des ressources biologiques sauvages d’intérêt agricole et alimentaire pour un montant de trois millions sept cent trente et cinq mille dollars américains.

 

Les prochaines étapes visant de mettre en œuvre les mesures proposées ont été définies et les mécanismes de sui-évaluation ont été établis.