Sauvegarde des aires protégées pour la survie de l’humanité : appel à L’implication effective des administratifs Provinciaux et communaux

Les aires protégées du Burundi ont une superficie de 157923 hectares soit 5,6 % du territoire national. L’importance de ces écosystèmes en défens est grande. En effet, les aires protégées jouent un rôle fondamental dans la régulation du régime des eaux et la protection des bassins versants sur les pentes à forte inclinaison contre l’érosion.

Elles entretiennent des conditions climatiques essentielles pour l’agriculture du pays, tout en permettant la production d’électricité et l’irrigation. Elles assurent les conditions indispensables à la perpétuation d’une grande diversité d’espèces animales et végétales sur lesquelles le Burundi doit compter pour développer le tourisme. La  population riveraine des aires protégées, pour sa survie, y récolte plusieurs ressources biologiques. Elles jouent également un rôle imminent dans la séquestration du carbone et dans l’atténuation des catastrophes liées aux changements climatiques.

Malgré leur importance capitale, les aires protégées ne peuvent jouer tous ces rôles que quand elles sont bien protégées. La Constitution de la république du Burundi dispose que les ressources naturelles doivent être préservées. Des lois et des décrets portant sur la création et la gestion des aires protégées existent comme la loi n° 1/10 du 30 Mai 2011 portant création et gestion des aires protégées au Burundi qui accorde une grande part à la gestion commune de ces écosystèmes entre l’Etat et les populations riveraines. Le code de l’Environnement, le Code de l’Eau et le Code Forestier soutiennent fortement la protection de ces espaces riches en biodiversité et en services écosystémiques.