Sauvegarde des aires protégées pour la survie de l’humanité: Appel à l’implication effective des administratifs provinciaux et communaux

sensibilisation des administratifs provinciaux et communaux

Ce guide de sensibilisation des administratifs provinciaux et communaux a été élaboré dans le cadre du «Programme de recherche, échange d’information, sensibilisation et conservation de la biodiversité au Burundi» mis en place dans le cadre du mémorandum d’Accord entre l’OBPE (ex Institut National  pour l’Environnement et la Conservation de la Nature, INECN) et l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRScNB).

Malgré leur importance capitale, les aires protégées ne peuvent jouer tous les rôles d’approvisionnement, de régulation, de protection,…que quand elles sont bien protégées. La Constitution de la république du Burundi dispose que les ressources naturelles doivent être préservées. Des lois et des décrets portant sur la création et la gestion des aires protégées existent comme la loi n° 1/10 du 30 Mai 2011 portant création et gestion des aires protégées au Burundi qui accorde une grande part à la gestion commune de ces écosystèmes entre l’Etat et les populations riveraines. Le code de l’Environnement, le Code de l’Eau et le Code Forestier soutiennent fortement la protection de ces espaces riches en biodiversité et en services écosystémiques.

Malgré cela, la biodiversité des aires protégées est en continuelle dégradation suite aux diverses actions anthropiques. Les différentes actions de protection souvent menées par les services techniques de conservation de la nature aboutissent à des résultats faibles. Les différents acteurs, qui normalement devraient appuyer ces conservateurs, restent les mains croisées et dans la plupart des cas, certains d’entre eux participent dans la destruction de ces écosystèmes en défens.

Dans cette activité de protection des aires protégées, l’administration territoriale devrait y jouer un rôle-clé. En effet, les protecteurs en nombre d’ailleurs insuffisant, sont très incapables de surveiller toutes les aires protégées. C’est plutôt l’administration territoriale qui devrait participer d’une manière effective dans leur maintien. Actuellement, il n’est pas rare de constater que plusieurs administratifs provinciaux et communaux, au lieu d’appuyer la protection, participent plutôt à la destruction des aires protégées en y cherchant des intérêts personnels divers ou en les prenant comme des terres vacantes pour diverses activités publiques. En raison des retombées positives de ces aires en défens et des impacts négatifs découlant de leur disparition, nous ne pouvons envisager qu’une participation efficiente et efficace de l’administration territoriale dans leur conservation. L’heure est venue d’analyser la part des administratifs locaux dans le maintien des menaces des aires protégées afin d’y réserver un remède approprié, celui de changer de comportements.