Plan d’Aménagement et de Gestion du Parc National de la Ruvubu

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Plan d’Aménagement et de Gestion du Parc National de la Ruvubu

Le PNRu représente un système écologique naturel de moyenne altitude, fait à plus de 80% de différents genres de savane (savanes boisée, arbustive, arborescente et herbeuse), auxquels s’adjoignent des galeries forestières le long de la Ruvubu et ses affluents, des marais dans les bas-fonds et flats inondés/inondables et quelques lambeaux de forêts claires. Les essences ligneuses signalétiques de la partie savane sont Parinari curatellifolia (umunazi), Pericopsis angolensis (umukambati) et Hymenocardia acida (umusagamba), tandis que les marais, qui sont également très visibles, sont essentiellement peuplés par Cyperus latifolius (urukangaga) et Cyperus papyrus (urufunzo). Ce parc représente, le seul espace national où la grande faune mammalienne est encore palpable par ses populations d’hippopotames (Hippopotamus amphibius), de buffles (Syncerus caffer), waterbucks (Kobus ellipsiprymnus), guibs harnachés (Tragelaphus scriptus), babouins (Papio anubis) et de bien d’autres espèces. La Ruvubu, qui a donné son nom à toute l’AP, est également habitée par Crocodylus niloticus, l’impressionnant crocodile du Nil.

L’organe d’aménagement et de gestion du PNRu est depuis le mois d’octobre 2014 l’OBPE, qui à sa création s’appelait INCN, mis sur pied par le décret-loi n° 100/147 du 3 mars 1980. Ce dernier a été réorganisé en INECN, 9 ans plus tard, par le décret-loi n° 100/188 du 5 octobre 1989. Aujourd’hui, le PNRu est surtout régi par :  

  • le décret no 100/113 du 12 avril 2011 portant délimitation du parc national de la Ruvubu et
  •  le décret no 1/10 du 30 mai 2011 portant création et gestion des aires protégées au Burundi.

Malgré l’importance nationale et régionale du PNRu, force est de constater que ce dernier subit beaucoup de nuisances qui handicapent énormément son développement normal. Les plus graves de ces nocivités sont les feux de brousse répétitifs et le braconnage sous ses différentes formes.Après cela vient la cohorte de la présence de bandits (armés ou non armés), l’empiétement agricultural, la recherche de plantes médicinales, la collecte de ressources alimentaires végétales et animales sauvages, l’extraction d’argile, le pacage des vaches, etc. Pour la conservation effective du plus grand parc du Burundi et sa gestion durable, ce PAG, qui sera le premier à être élaboré pour être mis en application pour le PNRu, propose une restructuration de l’autorité de gestion du parc, notamment en innovant 4 postes de Conservateurs Adjoints, placés sous l’autorité hiérarchique du Conservateur Principal. Le PAG est prévu pour une durée de 5 ans et présente un aménagement du site en 4 types de zones : zones intégrales, zones touristiques, zones de coopération et zones de reconquête de la végétation naturelle. Le programme de gestion comporte 5 sous-programmes fondamentaux qui sont relatifs aux 5 domaines suivants :

  • protection et surveillance,
  •  participation communautaire, 
  • écotourisme,
  • recherche et monitoring,
  • service vétérinaire.