Stratégie de génération des revenus alternatifs aux ressources naturelles pour les communautés riveraines du Parc National de la Ruvubu

Type de document
Report

Au cours de l’élaboration de cette stratégie, il s’est révélé que des infractions sont quotidiennement enregistrées par les gestionnaires du parc, occasionnant ainsi sa dégradation. Ces infraction sont entre autres les feux de brousse, le pacage de bétail, la chasse et le piégeage d’animaux, la coupe de bois d’usage, les empiétements des limites et les défrichements culturaux, la pêche dans la rivière Ruvubu et les étangs, l’extraction d’argile, etc. celles-ci sont dues aux multiples problèmes d’ordre socio-économique que connait la population riveraine à savoir la démographie galopante, l’infertilité des sols causée par l’érosion et la surexploitation des terres, en somme, cela est dû à l’insuffisance des moyens de subsistance adéquats aux populations riveraines.

L’atténuation de ces actions anthropiques ou le recours aux alternatives à ces ressources naturelles incombent aux pouvoirs publics à travers des projets de développement durable. Dans cette étude, on propose des activités génératrices de revenus alternatifs pour les populations riveraines qui réduisent les menaces du parc. Ce sont notamment des activités de conservation du sol, des pépinières et boisements communautaires, d’élevage du bétail à courte durée de gestation et à forte production de fumure organique, de l’apiculture, de la pisciculture, la redynamisation des compostières familiales, l’exploitation rationnelle du chaume tiré au parc, l’usage des foyers améliorés et de la culture des champignons.

Pour s’assurer d’une bonne exécution de cette stratégie, six axes stratégiques prioritaires et objectifs spécifiques accompagnés d’un plan d’actions à court, moyen et long termes ont été développés pour mieux mettre en œuvre ces activités alternatives. Ces axes sont le renforcement organisationnel des associations communautaires riveraines du PNR, la préservation des sols et de leur fertilité, le repeuplement du bétail, l’encadrement de populations riveraines à la culture des fruits et légumes, autres alternatifs aux ressources naturelles du parc sont (la pisciculture, la culture des champignons comestibles, les foyers améliorés, les centres de produits artisanaux), le partage équitable et rationnelle des bénéfices du parc avec les associations communautaires.