Stratégie de génération des revenus alternatifs aux ressources naturelles pour les communautés riveraines du Parc National de la Kibira (PNK)

Type de document
National Biodiversity Strategies and Action Plans (NBSAPs)
Stratégie de génération des revenus alternatifs aux ressources naturelles pour les communautés riveraines du Parc National de la Kibira (PNK)

La conservation durable du Parc National de la Kibira (PNK) exige une implication de toutes les parties prenantes en l’occurrence les gestionnaires du parc, l’administration locale, les communautés riveraines et autres intervenants en matière de conservation et de développement durable. Sa conservation effective et efficiente ne peut donc pas réussir sans associer toutes ces parties prenantes dans les activités de conservation et de développement socio-économique des populations riveraines. Ces dernières connaissent déjà des problèmes liés à l’exigüité des terres, la démographie galopante, la surexploitation et la dégradation des sols.

Diverses infractions perpétrées au PNK par les populations riveraines sont régulièrement recensées par les gestionnaires du parc. Leur réduction est d’une part du ressort des populations riveraines elles-mêmes qui acceptent d’abandonner et/ou de limiter les entrées non autorisées dans le parc, les gestionnaires du parc doivent les associer dans des activités de sa conservation en privilégiant le partage équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources biologiques du parc d’autre part.

Ainsi, dans le présent document de stratégie, il est proposé des activités génératrices de revenus qui apporteraient des bénéfices aux populations riveraines tout en réduisant ou  en limitant des pressions sur les ressources biologiques du parc. De ce fait, des activités d’agroforesterie, d’élevage du petit bétail pour une production rapide de la viande, de la fumure organique et des revenus, de la promotion des techniques culturales adaptées pour freiner l’érosion du sol, d’usage du compost familial pour la production de la fumure organique sont proposées aux populations riveraines en vue de la conservation du parc et de leur développement socio-économique.

D’autres activités de génération de revenus alternatifs sont également proposées : il s’agit notamment de l’apiculture, de la culture des champignons, la domestication des espèces autochtones et exotiques, l’exploitation des boisements communautaires, la culture des fruits et légumes, la multiplication et la distribution des souches de bambous dans les ménages ainsi que l’implication des communautés dans des activités de tourisme et de fabrication des objets d’arts, de vannerie, etc.

Pour la mise en exécution de cette stratégie un plan d’actions a été établi pour une période de cinq ans à la fin de laquelle une évaluation sera menée pour mieux appréhender les défis majeurs rencontrés en vue de dégager des solutions pour les années qui suivront. Dans ce plan, huit axes prioritaires ont été dégagés ainsi que leurs objectifs spécifiques. L’évaluation et contrôle de ces axes est aussi proposé pour aboutir aux résultats escomptés dans ce document.