Burundi : l’urgence d’investir dans le secteur semencier

Les semences de qualité font partie des éléments clés à l’intensification de la production agricole. Malheureusement, au Burundi, selon les dernières estimations de l’enquête agricole, moins de 10% des agriculteurs utilisent des semences améliorées. 90% utilisent encore soit des tout-venants, soit des récoltes précédentes. Comment peut-on faire fonctionner correctement le système de production de semences ? Analyse.

Partons d’abord d’un exemple pour commencer : un hectare de maïs semé de semences « tout venant » produit à peine 700 kg, celui semé de semences améliorées une moyenne de 3 à 4 tonnes/ ha et celui d’hybrides une moyenne de 7 tonnes/ ha. Selon une étude, la qualité des semences contribue jusqu’à 40% à l’accroissement des rendements. De ce point de vue, il est nécessaire qu’une attention particulière leur soit accordée.

Néanmoins, au Burundi, la situation est dramatique. Les semences améliorées sont très faibles. Les chiffres en témoignent. Ils représentent entre 5 et 10% de l’ensemble des semences utilisées dans le pays. De ce fait, de la pomme de terre au maïs en passant par le riz, le haricot, patates douces, le blé et autres, les semences de bonnes qualités sont de plus en plus inaccessibles. Ce qui malheureusement, pèse non seulement sur les agriculteurs, mais aussi sur l’économie du pays en général.

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