Plan de gestion et d’aménagement du Paysage Protégé de Gisagara

Type de document
National Biodiversity Strategies and Action Plans (NBSAPs)
Plan de gestion et d’aménagement du Paysage Protégé de Gisagara

Pour qu'un plan de gestion puisse être effectif, la participation de tous les concernés doit être assurée. Cela comprend non seulement les autorités politico-administratives, les départements techniques et tous les partenaires de développement, mais surtout la population environnante dont les intérêts légitimes doivent être pris en considération.

Pour le cas du Paysage Protégé de Gisagara, la première aire protégée de ce genre créée en 1995, la participation des communautés locales dans les activités de protection forme le nœud même de sa gestion. Les communautés locales doivent donc occuper une place de choix dans l’élaboration du Plan de gestion et d’aménagement du Paysage Protégé de Gisagara. Cela est également soutenu par la nouvelle politique du Burundi sur les modes de gouvernance et les catégories d’aires protégées mise en place dans le cadre du Projet d’Appui au Pays à la mise en œuvre du Programme de Travail sur les Aires Protégées de la Convention sur la Diversité Biologique sous le financement du FEM/PNUD.

Conformément à cette nouvelle orientation dans la gestion des aires protégées, le Paysage Protégé Gisagara est sous la gouvernance de «Cogestion» entre l’Etat et les Communautés. La participation des communautés locales et d’autres parties prenantes dans la gestion du Paysage Protégé de Gisagara devient donc indispensable.

La méthode qui a guidé l’élaboration de ce plan a suivi plusieurs étapes. Dans un premier temps, il a fallu faire une réunion de deux jours avec les représentants des communautés au niveau des collines de recensement et de l’administration communale et les différents partenaires de développement. C’est dans cette réunion que des collines qui devraient être concernées par les activités de conservation du Paysage Protégé de Gisagara ont été ciblées. Les participants à la réunion ont également défini une méthode d’élection des représentants qui devraient participer dans la future réunion d’élaboration du Plan de gestion et d’aménagement.

Dans un second temps, des réunions ont été organisé au niveau des collines dont les participants étaient toute la population convoquée par l’administration communale. Après des explications de nouvelles orientations de l’Etat dans la gestion du Paysage Protégé de Gisagara par le Conservateur de cette aire protégée. Les communautés ont élu leurs représentants à la future réunion. Dans un troisième temps, il a fallu organiser une réunion de quatre jours avec les représentants élus des communautés pour élaborer le plan de gestion et d’aménagement du Paysage Protégé de Gisagara. La méthodologie utilisée était le diagnostic participatif sur base d’un document de guide d’élaboration des plans de gestion et d’aménagement confectionné pour cette fin.

Le présent plan de gestion et d’aménagement est donc un document de consensus entre l’Etat et les communautés et est le résultat d’un processus participatif hautement inclusif. La mise en œuvre de ce plan est donc la mission de toutes les parties prenantes. Cependant, le gouvernement du Burundi doit jouer le rôle du premier plan dans ces activités de conservation de cette aire protégée et de développement des milieux humains riverains.